Je vous propose également, si vous êtes intéressé, de visiter mon blog avec mes dessins et peintures http://sophiedelorpeintures.blogspot.be/.

Pour info, mettre des commentaires est possible lorsqu'on est dans l'article même, mais pas sur la page d'accueil.

jeudi 27 octobre 2016

Quelle histoire!! Tout ça pour ça.

Quelle histoire!! Tout ça pour ça.

Je vais vous parler de mes moules. Elles vivent dans un endroit sombre, caché, clos. Jusqu’à ce que des doigts les en tirent.


Non, non, ce n’est pas ce que vous croyez.

Je recommence.

J’ai décidé un jour sur une impulsion subite et inhabituelle de manger des moules. Depuis le temps que j’en voulais. Mais plus précisément de les préparer et les cuire moi-même. Ma famille y arrive. Pourquoi pas moi ?

J’ai acheté spontanément le kilo de moules sans plus me poser de questions sur la préparation. Heureusement, sinon je ne les aurais jamais faites.

J’ai un peu lu sur le moment même. Il faut enlever ce qu’ils appellent une barbe, une espèce de petit filament qui dépasse.

Il faut d’abord vérifier qu’elles sont bonnes.
Sur le paquet de moules, j’ai lu qu’il fallait légèrement les tapoter pour que les coquilles se ferment. Cela signifie qu’elles sont bonnes à manger, et vivantes. Oui, vivantes.
Je l’ai découvert immédiatement. J’ai un peu tapoté dessus et peu se sont fermées. J’ai vu comme une espèce de respiration. Vivantes. Théoriquement j’aurais dû les prendre en mains et tirer sur la barbe, mais je n’ai pas pu. Elles sont vivantes ces bestioles, elles respirent. Même les prendre en mains était trop.
J’ai choisi la solution de la lâcheté, face à mes victimes. Je les ai noyées. Quelle barbare je suis.
Celles qui se ferment sont bonnes à manger. Celles qui restent ouvertes ne sont plus bonnes. Celles ébréchées aussi. Ou légèrement abîmées. Mais qu’entend-on par-là ? En effet, avec la crasse, on ne voit pas tout. Et un léger coup est-ce ébréché, abîmé ? J’ai hésité. Je les ai plongées et replongées. Et replongées encore pour être sure.
Il y en avait qui étaient presque fermées, mais un petit peu ouvertes, très légèrement. Assez pour se poser des questions. Fermées ou pas ? Sinon, au final je jetais au moins la moitié.
En plus elles avaient de grandes dents, les dents de la mer. Elles auraient pu mordre. Vous pouvez les voir sur photo.
Encore un peu on aurait pu les voir ricaner à me voir perdue par rapport à toutes ces questions.
Ensuite, quand je me suis décidée sur celles à garder, il a fallu les gratter. Les gratter. Jusqu’où les gratter ?
À nouveau des questions. À quoi correspond une coquille propre, puisqu’elles sont toutes sales ? En grattant ce qui était d’une couleur différente je me demandais si je n’enlevais pas de la coquille aussi.
Et j’ai gratté, gratté, pour qu’elles reviennent….
Non. Ça m’a pris longtemps tout ça et mes tergiversations. J’étais crevée. Les moules m’ont tuées. Mais je les ai eues avant.

Plus jamais.

----
Photo à venir.


Sophie