Couchée dans mon lit, j’entends un bruit métallique qui m’intrigue.
Suivi d’un grincement et d’un crissement. Ces sons me semblent trop présents,
trop forts. Ils me font froid dans le dos.
Réveillée je l’étais c’est certain. Effrayée aussi. Je suis craintive.
Face à des voleurs ou des assassins, j’ai peu de chance de me défendre.
Je n’ai pas de batte de base-ball ou quelque chose d’équivalent. En
outre, je n’ai pas d’endroit où je pourrais me cacher sans bruit en cas de
besoin. Un endroit suffisamment large et accessible pour moi. Devinez ce qui
est petit et fin. Pas moi.
Quoi qu’il en soit, j’attends aux aguets qu’un autre bruit du genre se
répète. En même temps je tâtonne pour trouver mon sac et prendre mon gsm. Dans
ces moments-là, je regrette de ne pas avoir mis le téléphone portable en
silencieux total.
Je dois également faire attention à l’angle en bas de mon lit qui est
coupant, il me réserve quelques fois des surprises dont je me passerais bien.
Je sors de mon lit le plus silencieusement possible et j’avance lentement
dans la chambre. Je guette n’importe quoi, un bruit, une odeur, ou une autre
sensation.
Rien ne se passe. J’attends. Je souffle de soulagement. Je rebrousse
chemin lorsque tout à coup un autre bruit parvient à mes oreilles.
Mon courage à deux mains pris, je m’approche de l’escalier. Je regarde.
Rien. Je ne perçois aucun bruit, aucun mouvement. Jusqu’au moment où le frigo
se manifeste. Il est plutôt bruyant. Peut-être est-ce l’origine du son.
J’attends dans l’entrebâillement de la porte pendant encore un quart
d’heure, ou moins ou plus, ma notion du temps s’est perdue dans mon attention
et mon stress. Tout est calme à part le bruit des appareils.
De la chambre voisine, des reflets dorés bougent au gré du mouvement des
rideaux torsadés et donnent une fausse impression de présence dans la pièce.
Un bruit soudain me fait sursauter sur la pointe des pieds. Il s’agit du
voisin qui descend l’escalier. On entend tout d’une maison à l’autre. Peut-être
le bruit angoissant vient-il de la maison voisine.
L’histoire pliée, je regagne mon lit pour m’endormir. Quelles plaies ces
maisons si peu insonorisées. On ne sait jamais d’où viennent les différents
bruits, crissements, grincements.
J'ai en tout cas l'espoir qu'en cas d'agression, ils l'entendraient et pourraient m'aider.
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