Je vous propose également, si vous êtes intéressé, de visiter mon blog avec mes dessins et peintures http://sophiedelorpeintures.blogspot.be/.

Pour info, mettre des commentaires est possible lorsqu'on est dans l'article même, mais pas sur la page d'accueil.

Textes anciens

Textes anciens qui avaient été mis sur mon ancien blog


Voici quelques petits textes écrits dans le cadre d'un cours par correspondance (toujours sur base de consignes) il y a quelques années


1/
Par-delà les montagnes,
A travers champs,
Au-delà des mers,
Tu poursuivras ta destinée.

Dans les villes inconnues,
Dans les rues encombrées,
Par les chemins poussiéreux,
Tu porteras ton fardeau.

2/
Dans le passé,

A travers les moments joyeux et tristes,
Avant la pleine conscience,
Tu as passé le cap de l'adolescence.

A présent,
Par ces temps troubles,
En ces instants inoubliables d'acceptation,
Tu assumes ta vie d'adulte.

Dans un futur qui se dessine au gré de tes décisions,
Par-delà les années,
En ces temps inconnus,
Tu possèderas une expérience riche et pleine de sens.

3/

L'été cette année est un été pourri
Un été sans soleil
Un environnement sans chaleur
Un bateau qui est échoué sur la terre
Un été interminable
De pluie
De froideur
D'une grisaille affolante
De congé sans saveur.

4/

Menteurs, menteurs
Pas si menteurs que ça
Ces embobineurs qui vont,
Qui viennent, s'enroulent
Qui approchent, s'accrochent
Ou c'est que les menteurs
Ne sont pas ce qu'on dit
Car parmi cette caste d'enrobeurs
Prétendument menteurs
Certains disent la vérité insidieusement.


Voici un petit texte écrit à partir d'un exercice de mots imposés dans le cadre d'un atelier d'écriture sur internet

Sens
À une époque, le sens de ma vie traversa une crise essentielle. Au cours du testament d’un parent apparut une rivalité triviale dont la raison s’est perdue dans le temps.
Cette toxine psychologique perdura et m’affaiblit.
Je cherchai une solution dans la Bible et ses préceptes qui, malheureusement, ne m’en apportèrent aucune.
Les pleurs sont vite apparus superflus, sans soulagement aucun.
J’ai tenté d’éclaircir mes jours, de jouer positivement la carte du bonheur total qui m’apparut être seulement de surface, de suivre les étapes d’un coach de vie, de crier tel un exutoire thérapeutique, de me venger ou tout le moins de n’en être qu’effleuré par l’idée.
Un jour, une lumière personnelle m’est apparue clairement. Cyniquement, j’ai contemplé, puis affronté les autres en pensées ; je les ai toisés, je leur ai assené des mots tels vautour, chacal, ignoble animal, infecte vermine, putride cloporte, nauséabond vermisseau, pour finalement leur tourner le dos.
J’ai décidé de les oublier, d’oublier l’enfermement de ce carcan décidé par autrui qui n’a aucun sens à mes yeux.
Tout simplement, je les ignore aujourd’hui. Mes journées sont devenues plus paisibles et plus joyeuses, telles que je me les imaginais et le désirais.
J’ai trouvé le sens à ma vie.



 

Voici un texte écrit à partir d'un thème dans le cadre d'un atelier d'écriture sur internet

Angéline


Marie-France arrive devant la porte. Cette porte. Enfin.
Une belle porte noire qui semble s’adresser à elle.
A sa vue, toute la crispation s’échappe en un souffle, et revient tout aussitôt, à la pensée d’Angéline.

Angéline. Ce nom, ce prénom tant recherché, qui lui a pris tellement d’efforts à trouver, ainsi que cette adresse. Cette femme vis-à-vis de laquelle elle ressent tant d’espérance et craint tant de désillusion.

Angéline, sa mère biologique. Cette femme qui, adolescente, a abandonné, laissé, déposé ce petit bébé parce qu’elle ne pouvait et n’était capable d’en prendre la responsabilité et le soin.

Angéline.

Pourquoi ?
Marie-France a besoin de savoir pourquoi, pourquoi elle n’a pas voulu d’elle, de savoir quelles en sont ses raisons précises.

Pourquoi ?
C’est comme une brèche dans sa petite enfance qu’elle voudrait combler, quelle que soit la réponse ; simplement pour qu’il ne reste plus cette question muette qui résonne dans sa tête depuis qu’elle a appris son adoption.

Ainsi, elle se trouve devant cet immeuble qui lui semble impénétrable ; elle qui appréhende d’y entrer et de se présenter à Angéline, sa mère biologique, de la voir, de lui parler.

Devant ses yeux, elle ne voit plus que cette porte obsédante qu’elle doit franchir.

Après un essai, Marie-France se rend compte qu’elle doit tout d’abord appuyer sur le bouton de l’interphone pour qu’Angéline accepte de la faire entrer, ce qu’elle veut éviter à tout prix. Elle n’est pas prête à ce que la première rencontre ne se passe pas de vive voix face à face.

Une chance de retarder l’inévitable se présente. Marie-France profite de l’occasion offerte par une habitante de l’immeuble qui rentre chez elle pour pénétrer dans le vestibule. Elle jette un coup d’œil à sa note où sont repris l’étage et le numéro d’appart qu’elle a pu collecter.

Le premier obstacle franchi, elle se concentre sur la montée d’escaliers des deux étages pour entretenir le calme incertain qu’elle a réussi à garder malgré ce moment d’attente angoissante, cette tension qui, malgré elle, augmente au fur et à mesure des marches parcourues.

Arrivée sur le palier, Marie-France atteint enfin le but de sa croisade. Après avoir repris contenance et sans perdre ce calme intérieur toujours vacillant, elle frappe à la porte.

Les coups portés résonnent au plus profond de son être ; tout s’agite dans sa tête puis se fige à mesure que la porte grince et s’ouvre lentement comme dans une bulle sourde.

Une personne apparaît. Une dame. Froide. Visage fermé ; bouche tirée.

De manière hésitante et trébuchant quelque peu sur les mots, Marie-France se présente et explique la raison de sa visite, à savoir qui elle est, qu’elle aimerait lui parler et apprendre à la connaître ou tout le moins connaître les raisons de son abandon.

Lorsqu’Angéline confirme son identité, Marie-France, le cœur battant, ouvre son cœur et lui offre un sourire radieux mais qui disparaît au fur et à mesure de la suite des paroles d’Angéline. Cette dernière lui assène qu’elle ne souhaite pas la connaître, la rencontrer. Elle a sa vie, une vie où Marie-France n’a pas sa place et elle a fait son choix il y a longtemps. Elle ne souhaite par revenir dessus. A ces mots prononcés d’une voix extrêmement sèche et sans hésitation possible, Angéline dit adieu et lui ferme la porte au nez.

Hébétée et sans voix, Marie-France reste un moment sur le pas de la porte. Aucune hésitation, aucune émotion, aucun sentiment n’a transparu dans la voix d’Angéline.
Rien.

Marie-France repasse dans sa tête toute la rencontre au ralenti en même temps qu’elle rebrousse lentement et machinalement son chemin. Rien. Aucun des mots entendus ne peuvent la rassurer et lui portent une fois encore un coup au cœur, ce cœur fragilisé par Angéline.

Rien. Ce mot lancinant la poursuit au café voisin où elle s’est réfugiée au gré de ses pas perdus à la sortie de l’immeuble.

La déception est immense, son cœur anesthésié, momentanément. Toutes ces émotions la débordent. Elle téléphone alors à Cathy, sa maman, sa vraie maman, sa maman adoptive, pour y trouver du réconfort.

Cette dernière, à son appel, abandonne son activité en cours et va rechercher sa fille perdue qu’elle va consoler, apaiser.

En somme, elle remplit son rôle de vraie maman, comme elle l’a toujours fait jusqu’à maintenant.




Voici une série de poèmes genre haikus,

consacré à la vie quotidienne, et non au paysage comme le haiku traditionnel




*
Bruits, murmures, rires, sons
PC, imprimantes, foules, téléphones
Travail dans un paysager
Concentration difficile

*
alcool, vin, bières
plaisirs de la bonne chère
amusement éthylique

*
Amitié, amis,
Compagnie, rires fulgurants
bonne entente tous

*
Fatigue. Fatigue.
Léthargie, encore et encore.
Cerveau en sommeil.

*
Dur, dur ce matin.
Ze veux dormir.
Mais ze dois travailler.
pfffffzzzzzzzzzzz.................

*
Détente, loisirs,
Vacance, méditation,
Plaisir en tout genre.

*
Surmenage et ménage.
Travail et vie de famille.
Angoisse et stress.

*
Attente. Silence.
Fébrilité, espérance.
Attente. Déception.

*
la brume se lève,
les neurones s'agitent,
Esprit alerte

*
Mots en folie,
Toute imagination ouverte
Voici Mots de dames

*
ci-bas sur terre,
dodo, boulot, famille, amis
et repos éternel

toute une vie

*
La terre, en larmes,
Maintes vagues, éruption,
Révolte, et cris.

*
Mon ventre rouspète
Mes babines se retroussent
Midi arrive. Time!

*
Ciel noir, nuage bas
Rafales de vent en suspens
L'orage menace

*
Mails perdus?
Mails en attente?
Jeux de yahoo.

*
Brouillard d'hiver
Cerveau dans le coton
Où suis-je?

*
Jeux de mots,
Jeux d'idiots,
Réflexion intense,

Jeux de maux,
Jeux de mains,
Pas très malins

*
Vie intense et trépidante
Rencontre avec les écueils
Fini le spectacle

*
Fin de journée
Fatigue naissante
Bonjour le lit

*
Ciel noir au matin
Et au retour du boulot
Venue de l'hiver

*
Ces herbes troublantes
Mes pensées embrumées
Univers étrange!

*
Envie pressante
A la dernière minute
Cabinet, j'accours

*
Esprit encrassé
Moments pressants, angoissants
Attente troublée

*
Matin, train bondé
En latence permanente,
Bruyant ou maussade.

*
Cerveau ralenti
Au réveil pensées brumeuses
Départ le matin

*
De grand matin, lui
le soleil éblouissant
porte la lumière.

Par la fenêtre
il surgit soudainement
avec bienveillance.

Avec impatience
je l'attends et je l'espère
le soleil joyeux.

concours proposé par un site sur internet, voici mes haikus consacrés au genre ‘science fiction’

*
Planète en vue.
Canons et lasers armés.
Equipage, à l'attaque!

*
Fuite dans l'espace
Navigation à l'aveugle
Attention, trou noir.

*
Matières premières
Atmosphère respirable
Colonisation


Voici un petit texte écrit à partir d'un exercice de mots imposés et du début imposé, dans le cadre d'un atelier d'écriture sur internet


Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.
Plus aucun. Tout était fini. Tout est fini. Terminé.
La douleur et la rancœur ont envahi son cœur meurtri par cet ignoble individu qui a rejeté le bonheur qu’elle lui proposait. La vie à deux, la main dans la main.

De rage, elle lance de lancinants « Pourquoi ? » tout en montrant le poing à ce papier peint qu’elle hait de toute son âme, elle qui l’a toujours adoré. Mais aujourd’hui, tout est noir et tout est détestable. Ces rideaux écoeurants, ce soleil empli d’un bonheur éclatant et dégoûtant, cette feuille blanche qui pose prudemment son regard tout penaud sans oser s’agiter.

Tout d’un coup, son énergie évaporée par cet énervement intense, elle est saisie par un abattement et une tristesse indéfinissables qui la meurtrissent au plus profond d’elle-même.

Alors qu’elle se trouve toujours dans cet état face à une situation qui ne mène qu’à une impasse douloureuse, le temps s’éparpille et la soirée arrive. 

Perdue, elle est assise à la fenêtre de sa chambre le regard porté au loin au-dessus de l’océan et s’imprègne de son calme éternel qui lui apportera jour après jour le soulagement dont elle a besoin.

Demain et les autres jours, son cœur oubliera petit à petit cette peine immense.














Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire