Voici quelques petits textes écrits dans le cadre d'un cours par correspondance ( il y a quelques années
1/
Par-delà les montagnes,
A travers champs,
Au-delà des mers,
Tu poursuivras ta destinée.
Dans les villes inconnues,
Dans les rues encombrées,
Par les chemins poussiéreux,
Tu porteras ton fardeau.
2/
Dans le passé,
A travers les moments joyeux et tristes,
Avant la pleine conscience,
Tu as passé le cap de l'adolescence.
A présent,
Par ces temps troubles,
En ces instants inoubliables d'acceptation,
Tu assumes ta vie d'adulte.
Dans un futur qui se dessine au gré de tes décisions,
Par-delà les années,
En ces temps inconnus,
Tu possèderas une expérience riche et pleine de sens.
3/
L'été cette année est un été pourri
Un été sans soleilUn environnement sans chaleur
Un bateau qui est échoué sur la terre
Un été interminable
De pluie
De froideur
D'une grisaille affolante
De congé sans saveur.
4/
Menteurs, menteurs
Pas si menteurs que ça
Ces embobineurs qui vont,
Qui viennent, s'enroulent
Qui approchent, s'accrochent
Ou c'est que les menteurs
Ne sont pas ce qu'on dit
Car parmi cette caste d'enrobeurs
Prétendument menteurs
Certains disent la vérité insidieusement.
Voici un petit texte écrit à partir d'un exercice de mots imposés dans le cadre d'un atelier d'écriture sur internet
Sens
À une époque, le sens de ma vie traversa une crise essentielle. Au cours du testament d’un parent apparut une rivalité triviale dont la raison s’est perdue dans le temps.
Cette toxine psychologique perdura et m’affaiblit.
Je cherchai une solution dans la Bible et ses préceptes qui, malheureusement, ne m’en apportèrent aucune.
Les pleurs sont vite apparus superflus, sans soulagement aucun.
J’ai tenté d’éclaircir mes jours, de jouer positivement la carte du bonheur total qui m’apparut être seulement de surface, de suivre les étapes d’un coach de vie, de crier tel un exutoire thérapeutique, de me venger ou tout le moins de n’en être qu’effleuré par l’idée.
Un jour, une lumière personnelle m’est apparue clairement. Cyniquement,
j’ai contemplé, puis affronté les autres en pensées ; je les ai toisés,
je leur ai assené des mots tels vautour, chacal, ignoble animal,
infecte vermine, putride cloporte, nauséabond vermisseau, pour
finalement leur tourner le dos.
J’ai décidé de les oublier, d’oublier l’enfermement de ce carcan décidé par autrui qui n’a aucun sens à mes yeux.
Tout
simplement, je les ignore aujourd’hui. Mes journées sont devenues plus
paisibles et plus joyeuses, telles que je me les imaginais et le
désirais.
J’ai trouvé le sens à ma vie.
Voici une série de poèmes genre haikus,
consacré à la vie quotidienne, et non au paysage comme le haiku traditionnel
*
Bruits,
murmures, rires, sons
PC,
imprimantes, foules, téléphones
Travail
dans un paysager
Concentration
difficile
*
alcool,
vin, bières
plaisirs de la bonne chère
amusement éthylique
plaisirs de la bonne chère
amusement éthylique
*
Amitié, amis,
Compagnie, rires fulgurants
bonne entente tous
Amitié, amis,
Compagnie, rires fulgurants
bonne entente tous
*
Fatigue.
Fatigue.
Léthargie,
encore et encore.
Cerveau
en sommeil.
*
Dur, dur
ce matin.
Ze veux
dormir.
Mais ze
dois travailler.
pfffffzzzzzzzzzzz.................
*
Détente,
loisirs,
Vacance,
méditation,
Plaisir
en tout genre.
*
Surmenage
et ménage.
Travail
et vie de famille.
Angoisse
et stress.
*
Attente.
Silence.
Fébrilité,
espérance.
Attente.
Déception.
*
la brume
se lève,
les
neurones s'agitent,
Esprit
alerte
*
Mots en
folie,
Toute imagination
ouverte
Voici
Mots de dames
*
ci-bas
sur terre,
dodo,
boulot, famille, amis
et repos
éternel
toute une
vie
*
La terre,
en larmes,
Maintes
vagues, éruption,
Révolte,
et cris.
*
Mon
ventre rouspète
Mes
babines se retroussent
Midi
arrive. Time!
*
Ciel
noir, nuage bas
Rafales
de vent en suspens
L'orage
menace
*
Mails
perdus?
Mails en
attente?
Jeux de
yahoo.
*
Brouillard
d'hiver
Cerveau
dans le coton
Où
suis-je?
*
Jeux de
mots,
Jeux
d'idiots,
Réflexion
intense,
Jeux de
maux,
Jeux de
mains,
Pas très
malins
*
Vie
intense et trépidante
Rencontre
avec les écueils
Fini le
spectacle
*
Fin de
journée
Fatigue
naissante
Bonjour
le lit
*
Ciel noir au matin
Et au retour du boulot
Venue de l'hiver
Et au retour du boulot
Venue de l'hiver
*
Ces herbes troublantes
Mes pensées embrumées
Univers étrange!
Ces herbes troublantes
Mes pensées embrumées
Univers étrange!
*
Envie
pressante
A la
dernière minute
Cabinet,
j'accours
*
Esprit
encrassé
Moments
pressants, angoissants
Attente
troublée
*
Matin,
train bondé
En
latence permanente,
Bruyant
ou maussade.
*
Cerveau
ralenti
Au réveil
pensées brumeuses
Départ le
matin
*
De grand
matin, lui
le soleil
éblouissant
porte la
lumière.
Par la
fenêtre
il surgit
soudainement
avec
bienveillance.
Avec
impatience
je
l'attends et je l'espère
le soleil
joyeux.
concours proposé
par un site sur internet, voici mes haikus consacrés au genre ‘science fiction’
*
Planète
en vue.
Canons et
lasers armés.
Equipage,
à l'attaque!
*
Fuite
dans l'espace
Navigation
à l'aveugle
Attention,
trou noir.
*
Matières
premières
Atmosphère
respirable
Colonisation
Voici un petit texte écrit à partir d'un exercice de mots imposés et du début imposé, dans le cadre d'un atelier d'écriture sur internet
Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.
Plus aucun. Tout était fini. Tout est fini. Terminé.
La
douleur et la rancœur ont envahi son cœur meurtri par cet ignoble
individu qui a rejeté le bonheur qu’elle lui proposait. La vie à deux,
la main dans la main.
De
rage, elle lance de lancinants « Pourquoi ? » tout en montrant le poing
à ce papier peint qu’elle hait de toute son âme, elle qui l’a toujours
adoré. Mais aujourd’hui, tout est noir et tout est détestable. Ces
rideaux écoeurants, ce soleil empli d’un bonheur éclatant et dégoûtant,
cette feuille blanche qui pose prudemment son regard tout penaud sans
oser s’agiter.
Tout
d’un coup, son énergie évaporée par cet énervement intense, elle est
saisie par un abattement et une tristesse indéfinissables qui la
meurtrissent au plus profond d’elle-même.
Alors qu’elle se trouve toujours dans cet état face à une situation qui ne mène qu’à une impasse douloureuse, le temps s’éparpille et la soirée arrive.
Perdue,
elle est assise à la fenêtre de sa chambre le regard porté au loin
au-dessus de l’océan et s’imprègne de son calme éternel qui lui
apportera jour après jour le soulagement dont elle a besoin.
Demain et les autres jours, son cœur oubliera petit à petit cette peine immense.
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